le 17 avril journée internationale des luttes paysannes

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Comment préparer 240 crèmes brûlées ?

Il y avait plus simple comme recette : décapsuler un bidon de jaunes d’oeufs, verser une poudre de lait à dissolution instantanée et saupoudrer du sucre magique qui caramélise tout seul. Mais Philippe Bosser sait qu’on ne fait pas d’omelette sans casser des oeufs.

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Mangez gras !

Nous voilà de retour à Plozévet ! Avec, dans nos valises, toujours autant plein de questions. Mais, cette fois… anglées. Suite à notre repérage réalisé en octobre, nous avons décidé d’axer notre reportage sur l’alimentation et l’agriculture. Un choix dicté par notre rencontre avec le chef de cuisine du restaurant scolaire du collège Henri Le Moal. Lassé de voir son métier réduit à celui d’ouvre-boîte, Philippe Bosser a décidé de mitonner des petits plats à ses élèves en s’approvisionnant dans un rayon de 20 kilomètres autour de la commune tout en privilégiant les produits issus de l’agriculture biologique.
Pourquoi s’inscrire dans le mouvement « locavore » ? Quel est l’intérêt de favoriser le « bio » ? Quels obstacles rencontre Philippe Bosser ? Qui sont ses fournisseurs ? Comment travaillent ces agriculteurs ? Que pensent les élèves de cette « mise au vert » ? Et leurs parents ? Quel projet éducatif se cache derrière cette initiative ? Bref, nous avons du pain sur la planche !
Petit avant-goût, ce dimanche matin, au Festival « À Table » organisé au parc des expositions de Penvilliers-Quimper. Nous accompagnons Philippe Bosser à un atelier du goût proposé par des éleveurs de porcs Blancs de l’Ouest et l’association Slow Food qui « appelle au développement de l’éducation au goût et à un nouveau modèle agricole, moins intensif et plus respectueux du vivant, produisant des aliments bons, propres et justes. » En découvrant le menu de notre en-cas de 11 heures : du beurre de porc, en clair, du gras, on se dit qu’il faut bien rentrer dans le lard… du sujet. Les organisateurs nous rassurent : il s’agit là de gras sain. Ouf ! Contrairement aux produits alimentaires industriels dont les publicités nous vantent les mérites et à propos desquels on nous met en garde via le fameux bandeau « pour votre santé, mangez moins gras… ». Cherchez l’erreur. Bref, revenons à nos moutons, en l’occurrence nos porcs. D’origine celtique, cette race de plein air avait pratiquement disparu dans les années 1980. Heureusement pour la biodiversité – et nos palais – une poignée d’éleveurs a réussi à la sauvegarder. Devant les participants attablés, des assiettes garnies de production fermière de graisses (nature, à la tomate ou au poireau) et de rillettes sont offertes à la dégustation. Verdict : « On s’envole ! » clame Jean-Paul Le Mens, ingénieur en sciences de l’aliment. Une belle image conclut l’un des éleveurs de ce porc qui, explique-t-il « ne peut vivre qu’en lien avec la terre, le groin à fouiller le sol et qui, en milieu fermé, fait la grève de la faim. »

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Plozevet, nous r’voilà !

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Aurélien spring et Cédric Houart, 4èA écrivent sur une photo de Jacques Widenberger

(Les textes présentés ci-dessous ont été rédigés par les élèves de la classe de 4ème A du collège Henri Le Moal, sous la houlette de leur professeur de Français, Marie Prud’hon, en prolongement de la résidence de Jérômine Derigny et Aude Raux. Les élèves ont choisi des photos de femmes dans les archives de Jacques Windenberger (datant de 1962) et laissé libre cours à leur imagination. A noter que certains ont quand même fait un travail journalistique, notamment en interviewant leurs grands-parents : « Comment c’était la vie à Plozevet en ce temps là ? »)

La femme lavait son linge à la main. Elle se rendait au lavoir qui se trouvait à trois kilomètres de sa maison. Elle se baissait en frottant un vieux tee-shirt avec ses mains, abîmées par l’eau froide et sale du lavoir. Tous les trois jours, cette vieille femme apportait sa grosse bassine remplie à ras bord de linge décoloré par la vieillesse. Ses sabots étaient troués à cause des cailloux et de la terre qui restaient accrochés sur les chemins qu’elle empruntait.

Lorsqu’elle se baissait, ses jambes étaient arquées et son dos courbé. Son visage était rond, joufflu, son expression était souriante, et apaisée. Son nez était pointu et sa peau blanche.

Le lundi matin, elle emmenait ses quatre enfants à l’arrêt de bus, pour les laisser au pensionnat, la semaine. Pendant que son mari travaillait dans les champs, elle, passait la plupart de son temps à la maison, pour faire le ménage, aller au lavoir, préparer à manger, et nourrir ses animaux. Malgré cela cette femme avait toujours su  garder le sourire, même lorsqu’elle était victime de commérages.
Elle eut la chance de rencontrer son mari qui put alimenter son foyer.

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Portraits photographiques de femmes à Plozévet

Amadéa Gindrey-Malenovic, Marie Godbillon, Marie Le Brun et Solenn Savina, élèves du collège Henri Le Moal,  ont réalisé une série de photographies de femmes travaillant au collège et d’adolescentes scolarisées dans l’établissement.

C’est un travail réalisé en cours d’arts plastiques. Ces quatre élèves ont établi elles-mêmes le protocole à utiliser pour prendre ces photos (cadrage en très gros plan,  point de vue, expression neutre, traitement des images, montage) après avoir regardé et analysé des travaux d’artistes travaillant sur le portrait photographique.

Le cadrage se resserre sur  les yeux des modèles. Les photos, à l’origine en couleur, ont été virées en noir et blanc en conservant la pupille de l’oeil en couleur. Il était assez difficile de conserver le même cadrage d’une photo à l’autre en fonction des différentes physionomies. Les variations d’éclairage n’ont pas permis d’emblée de former une unité entre les photos, il leur a fallu refaire certaines prises de vue. La mise au point n’est pas parfaite sur toutes les photos. L’appareil photo utilisé est un numérique économique déjà un peu ancien.

Josée Parizet, professeure d’arts plastiques

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