
« Vous connaissez l’histoire des trois petits cochons ? Et celle des trois gros cochons que sont – dans le bâtiment – la laine de verre, le parpaing et les crédits immobiliers ?! » S’il était un personnage de conte, Jean-Louis Lecamus serait tout, sauf un grand méchant loup. Professeur à la retraite, il a restauré seul une maison en ruine pour en faire un bel éco-gîte en bois au lieu dit de Penviny. Le chantier a duré trois ans. Tout a été conçu dans le but de limiter l’impact environnemental. Non seulement au cours de la rénovation, mais aussi pendant l’utilisation de cet éco-gîte (de huit couchages) qui a ouvert ses portes aux vacanciers en juillet. Visite des lieux… à pas de loup : Tout le bois, non traité, est local. Les vieux murs et les combles ainsi que la dalle du rez-de-chaussée ont été isolés en béton de chanvre, un mélange de chaux et de chanvre qui présente l’avantage d’être respirant. Quant à l’étage, l’isolation a été réalisée avec de la paille biologique. Un système de récupération d’eau de pluie a été installé pour les toilettes. Et l’assainissement se fait grâce à des plantes, ce qu’on appelle la phytoépuration. A noter également les toilettes sèches, dont la sciure de bois remplace la chasse d’eau « parce qu’il est scandaleux de gaspiller 6 litres d’eau potable à chaque fois qu’on va pisser ». Question chaleur, 5 mètres carrés de panneaux solaires camouflés sur le toit assurent le chauffage de l’eau. Et, pour passer de douillettes soirées d’hiver, la grande cheminée d’origine a été équipée d’un poêle à bois. « Ce projet, loin d’être un retour en arrière, est un retour au bon sens, et même, une projection dans l’avenir » confie Jean-Louis. Un avenir niché dans l’environnement plozévétien : aménagée à l’étage, la terrasse, située plein sud, donne vue sur la baie d’Audierne, de la pointe de Penmarc’h à la pointe du Raz. Par temps dégagé, comme en ce week-end d’octobre, on distingue l’île de Sein à fleur d’océan. Et on inspire !





