Premier jour à Sarcelles. Arrivée à la gare. Dépôt des sacs dans le foyer de jeunes travailleurs, où nous allons séjourner une petite dizaine de jours. Cédric et moi avons déjà l’impression d’être en voyage. La place d’en face abrite un marché, où l’on trouve de tout, dans toutes les langues. Après un repas au Maman Afrika, nous poussons la porte du BIJ.
Le bureau d’information jeunesse accueille les Sarcellois venus chercher conseils et réconfort autour d’une tasse de café aux Flanades, le centre du « grand ensemble » Sarcelles-Lochères. Dans ce local, Nadia Faure, un petit bout de femme habillée d’un perfecto rouge, accueille ceux qui rentrent du boulot et ceux qui en cherchent. Il y a Malik, qui vient discuter entre deux missions dans le bâtiment et la surveillance/sécurité, deux grands pourvoyeurs d’emplois ici. Puis une autre Nadia, qui chercher des conseils pour passer un concours administratif, aussi égalitaire qu’il est incompréhensible pour le premier venu. Et puis une mère, qui a ses habitudes. Avec Nadia Faure, elles s’inquiètent pour la petite dernière, qui fout des coups de boules lorsqu’on lui fait une crasse. C’est de bonne guerre, mais la jeune fille a maintenant peur des représailles et ne se déplace plus qu’en « bande ».
Sarcelles est une ville « poupée russe », comme l’appelle Nadia. On croît la connaître, avant qu’un autre visage apparaisse à son tour. « C’est jamais comme dans la vie est un long fleuve tranquille. On y trouve le meilleur, la joie de vivre, la chaleur et aussi, des blessures ». A suivre…
