ATELIER n°3 – (27 novembre 2010)
[Les textes et photographies présentées ici ont été produits par les participants des ateliers reportage-mémoire menés à la médiathèque de Fos-sur-Mer, en compagnie de Valérie Lebret et Guillaume Fayard, en prolongement de la résidence de Hélène David et Donatien Garnier.]
Un reportage à deux mains à l’occasion de la sortie du samedi 27 novembre dans Fos-sur-Mer, en compagnie de Laurent Cucurullo de l’association en italique de Marseille et des membres des ateliers reportage-mémoire. Laurent Cucurullo est médiateur culturel de l’art et diplômé de l’Ecole Supérieure des Beaux-Arts de Marseille (ESBAM).
Images : Claude Gal
Commentaires : Guillaume Fayard
NB : Dorénavant, les textes se lisent en insert sur les images et s’affichent en cliquant sur le i positionné en haut à droite de chaque photographie.

Donatien Garnier
/ 3 janvier 2011Il y a une très belle leçon contenue dans cet atelier et sa magnifique restitution par Claude et Guillaume, et c’est qu’il est utile de savoir froncer les yeux. Froncer les yeux pour faire apparaître les lignes de force du paysage et de l’histoire – à dessin de les confronter ensuite aux plans, au cartes et aux chronologies. Voir le Japon et l’Italie à l’horizon, la rondeur des darses et des galets, l’inachèvement d’un élan. Et froncer aussi les oreilles pour entendre le bourdonnement aveugle des semi-remorques, des citernes. Froncer sans doute aussi les narines, les pores de sa peau et les papilles. A condition de les rouvrir tout grand, juste après.
poitiers
/ 24 août 2011au cours de ma lecture assidue des textes insérés dans « Darse 1 -atelier n° 3) », j’aurais aimé achever le texte surimpressioné sur quelques photos (par exemple la dernière) Comment permettre une expression écrite achevée, qui dépasse le cadre ? A moins que le texte intégral des commentaires des photos ne paraisse dans un livret, ce dont je doute…
A propos du commentaire précédent que j’apprécie, je me fais deux remarques :
1/ « froncer les yeux », c’est engager le dialogue intérieur avec le monde du travail, c’est laisser voguer son imaginaire au-delà du premier degré perçu, celui de la « nature »
2/ « les lignes de force du paysage » nous conduisent aux forces des milliers de travailleurs qui se rassemblent, nuit et jour, pour produire la richesse économique : petites fourmis peu visibles à l’oeil nu… dans les darses du port…
Retraité électricien qui a bossé 20 ans sur ce site