Jacques Windenberger est né en 1935 à Bourg-en-Bresse. Journaliste et reporter indépendant, son approche photographique le rattache à l’école documentaire. Son travail sur la seconde moitié du XXe siècle témoigne de la vie quotidienne, du monde du travail et des effets toujours plus nombreux de la mondialisation sur les territoires qu’il a choisi d’observer.
Á 18 ans, Jacques Windenberger est embauché comme rédacteur localier au Courrier de Bourg-en-Bresse et des pays de l’Ain. Une expérience de deux ans qui lui révèle « la diversité et l’intérêt du quotidien. »
Vers la photographie documentaire
En 1959, il s’installe à Sarcelles et entre à l’agence Keystone comme photographe. Très vite, l’écart entre la richesse de ce qu’il découvre sur son lieu de résidence et l’insignifiance des évènements qu’il est chargé de couvrir l’incite à quitter Keystone pour prendre le chemin, inconfortable, de la photographie documentaire : une démarche d’investigation qui nécessite un investissement personnel très fort, inscrit dans la durée.
Tout en se faisant l’observateur attentif de la transformation de Sarcelles, Jacques Windenberger effectue une mission éducative au Rwanda, puis voyage dans les campagnes françaises pour le syndicat des jeunes agriculteurs (CNJA). De ces expériences il garde une perception aigüe des dynamiques de changement à l’œuvre dans les mondes urbains et ruraux ainsi que des disparités existantes entre le Nord et le Sud.
Théoricien de l’information-participation.
En 1965 il publie aux éditions ouvrières: « La photographie, moyen d’expression, instrument de démocratie », livre dans lequel il développe une théorie de l’information-participation. Selon cette approche, les premiers bénéficiaires des reportages sont ceux qui en sont l’objet. Confrontés à une première sélection d’images, ils peuvent les critiquer, donner leur avis et, de ce fait, enrichir la perception du photographe. Lui permettre de réaliser un travail plus juste, plus efficace, mieux à même de déclencher une réflexion non complaisante et constructive.
Après dix ans de vie sarcelloise, Jacques Windenberger s’établit à Aix-en-Provence, dans le but de suivre dans la durée la construction du site industrialo-portuaire de Fos-sur-Mer. Á cette occasion, il enregistrera de nombreux entretiens et nouera un dialogue intense et fertile avec des historiens, des sociologues, des économistes.
Le projet, dont-il suit tous les rebondissements, l’occupe pendant une grande partie des années 1970 sans pour autant l’immobiliser ou le sédentariser tout à fait. Jacques Windenberger collabore régulièrement avec la presse syndicale et réalise de nombreux travaux d’information avec des institutions publiques et parapubliques. Il continue à se déplacer en France et à l’étranger, dans les pays de l’Est notamment.
Un œil sur le local, un autre sur le global.
Dans les années 90, c’est Marseille et la problématique de l’immigration qui mobilise son attention. Sarcelles, Fos-sur-Mer, Marseille, logement social, vie ouvrière, immigration sont ainsi les deux grands triptyques qui structurent l’œuvre de Jacques Windenberger. Triptyques sans cesse enrichis par la confrontation ponctuelle, mais éclairante, avec d’autres univers contemporains.
Ainsi, dans les dernières années du XXe siècle et la première décennie du millénaire a-t-on vu Jacques Windenberger passer par Porto Alegre, Marseille et Dubaï.
Historien du présent
Tout au long de son parcours, Jacques Windenberger n’a eu de cesse de montrer, diffuser et partager son travail. Conscient de la richesse des évènements et des évolutions dont il était témoin, il refusait de laisser au temps le soin d’en révéler la portée. Il lui fallait par son travail provoquer et nourrir le débat. Tout de suite.
Cinquante ans après les premières photographies, l’intérêt historique des dizaines de milliers d’images de la collection Windenberger est soulignée par des historiens éminents tels Emile Témime ou Jean-Marie Guillon. Une nouvelle responsabilité apparait alors au photographe : celle d’organiser la transmission de ce patrimoine. De le rendre accessibles et utilisable par le public et les chercheurs. En 2004, au terme d’un patient travail de sélection, de légendage et d’indexation, 9 000 photographies sont déposées à la Bibliothèque Publique d’Information du Centre Georges Pompidou, à Paris, où elles sont librement consultables sur écran.
Plus important encore, Jacques Windenberger effectue, en 2007, une donation de l’ensemble de son œuvre (400 000 clichés et 400 heures enregistrement…) aux Archives Départementales des Bouches-du-Rhône. Une sélection de 11000 photos montées en « séries-sujets » devrait être bientôt accessible sur le site des Archives. www.archives13.fr
Collectif Argos
En 2004, Jacques Windenberger rejoint les journalistes du collectif Argos, lesquels se reconnaissent dans son approche documentaire, son goût pour les collaborations pluridisciplinaires, les expérimentations, et découvrent avec intérêt son travail sur l’information-participation.
Jacques Windenberger est né en 1935 à Bourg-en-Bresse. Journaliste et reporter indépendant, son approche photographique le rattache à l’école documentaire. Son travail sur la seconde moitié du XXe siècle témoigne de la vie quotidienne, du monde du travail et des effets toujours plus nombreux de la mondialisation sur les territoires qu’il a choisi d’observer.
Á 18 ans, Jacques Windenberger est embauché comme rédacteur localier au Courrier de Bourg-en-Bresse et des pays de l’Ain. Une expérience de deux ans qui lui révèle « la diversité et l’intérêt du quotidien. »
Vers la photographie documentaire
En 1959, il s’installe à Sarcelles et entre à l’agence Keystone comme photographe. Très vite, l’écart entre la richesse de ce qu’il découvre sur son lieu de résidence et l’insignifiance des évènements qu’il est chargé de couvrir l’incite à quitter Keystone pour prendre le chemin, inconfortable, de la photographie documentaire : une démarche d’investigation qui nécessite un investissement personnel très fort, inscrit dans la durée.
Tout en se faisant l’observateur attentif de la transformation de Sarcelles, Jacques Windenberger effectue une mission éducative au Rwanda, puis voyage dans les campagnes françaises pour du syndicat des jeunes agriculteurs (CNJA). De ces expériences il garde une perception aigüe des dynamiques de changement à l’œuvre dans les mondes urbains et ruraux ainsi que des disparités existantes entre le Nord et le Sud.
Théoricien de l’information-participation.
En 1965 il publie aux éditions ouvrières: « La photographie, moyen d’expression, instrument de démocratie », livre dans lequel il développe une théorie de l’information-participation. Selon cette approche, les premiers bénéficiaires des reportages sont ceux qui en sont l’objet. Confrontés à une première sélection d’images, ils peuvent les critiquer, donner leur avis et, de ce fait, enrichir la perception du photographe. Lui permettre de réaliser un travail plus juste, plus efficace, mieux à même de déclencher une réflexion non complaisante et constructive.
Après dix ans de vie sarcelloise, Jacques Windenberger s’établit à Aix-en-Provence, dans le but de suivre dans la durée la construction du site industrialo-portuaire de Fos-sur-Mer. Á cette occasion, il enregistrera de nombreux entretiens et nouera un dialogue intense et fertile avec des historiens, des sociologues, des économistes.
Le projet, dont-il suit tous les rebondissements, l’occupe pendant une grande partie des années 1970 sans pour autant l’immobiliser ou le sédentariser tout à fait. Jacques Windenberger collabore régulièrement avec la presse syndicale et réalise de nombreux travaux d’information avec des institutions publiques et parapubliques. Il continue à se déplacer en France et à l’étranger, dans les pays de l’Est notamment.
Un œil sur le local, un autre sur le global.
Dans les années 90, c’est Marseille et la problématique de l’immigration qui mobilise son attention. Sarcelles, Fos-sur-Mer, Marseille, logement social, vie ouvrière, immigration sont ainsi les deux grands triptyques qui structurent l’œuvre de Jacques Windenberger. Triptyques sans cesse enrichis par la confrontation ponctuelle, mais éclairante, avec d’autres univers contemporains.
Ainsi, dans les dernières années du XXe siècle et la première décennie du millénaire a-t-on vu Jacques Windenberger passer par Porto Alegre, Marseille et Dubaï.
Historien du présent
Tout au long de son parcours, Jacques Windenberger n’a eu de cesse de montrer, diffuser et partager son travail. Conscient de la richesse des évènements et des évolutions dont il était témoin, il refusait de laisser au temps le soin d’en révéler la portée. Il lui fallait par son travail provoquer et nourrir le débat. Tout de suite.
Cinquante ans après les premières photographies, l’intérêt historique des dizaines de milliers d’images de la collection Windenberger est soulignée par des historiens éminents tels Emile Témine ou Jean-Marie Guillon. Une nouvelle responsabilité apparait alors au photographe : celle d’organiser la transmission de ce patrimoine. De le rendre accessibles et utilisable par le public et les chercheurs. En 2004, au terme d’un patient travail de sélection, de légendage et d’indexation, 9 000 photographies sont déposées à Bibliothèque Publique d’Information du Centre Georges Pompidou, à Paris.
Plus important encore, Jacques Windenberger effectue, en 2007, une donation de l’ensemble de son œuvre (400 000 clichés et 400 heures enregistrement…) aux Archives Départementales des Bouches-du-Rhône. Une sélection de 11000 photos montées en « séries-sujets » devrait être bientôt accessible sur le site des Archives. www.archives13.fr
Collectif Argos
En 2005, Jacques Windenberger rejoint les journalistes du collectif Argos, lesquels se reconnaissent dans son approche documentaire, son goût pour les collaborations pluridisciplinaires, les expérimentations, et découvrent avec intérêt son travail sur l’information-participation.

PROUVEZE
/ 26 août 2011à l’attention de Jacques WINDENBERGER, Hassen BEN MOHAMED, mon ami, organise une commémoration de la mort de son frère Laouri (Houari) BEN MOHAMED, assassiné lors d’un contrôle de police le 18 Octobre 1980 à Marseille… Je me damandais, et vous demande si vous n’auriez pas des photos de manifestations ayant eu lieu autour de cet évènement. Avec tous mes remerciements par avance. PS: j’ai été un de vos stagiaires à la faculté St Charles il y a un grand nombre d’années.