Le collectif Argos à Sarcelles

Cédric Faimali et Sébastien Daycard-Heid sont en résidence à Sarcelles tout au long de l’année 2010.

Hébergés par le Foyer des Jeunes Travailleurs, Cédric et Sébastien mènent leur enquête en laissant délibérément une part de l’investigation au hasard de la rencontre. Ils seront de nouveau à Sarcelles.

Retrouver le passé, parler d’aujourd’hui, de soi, des autres, du lieu où l’on vit momentanément ou depuis toujours… Chaque témoignage est singulier, tout regard est subjectif. Les billets et les photos de ce blog sont des fragments infimes d’une ville aux multiples visages. Une ville kaléidoscope dont l’histoire se construit au fil des jours, des arrivées et des départs. Sans idée préconçue, sans « angle » prédéfini qui collerait à la vision habituelle de la banlieue, le documentaire se construit en lien avec la population,  avec l’espoir que les Sarcellois s’en saisissent pour l’enrichir et en fassent leur album.

Présentations :

Sébastien Daycard-Heid est écrivain/reporter indépendant, membre du collectif Argos. Diplômé de l’école de journalisme de Strasbourg, où il a appris le maniement de l’écrit, de la vidéo et du son, il s’intéresse de près aux questions sociales. Notamment à travers l’expérience de juré d’assises, qu’il a vécu et retranscrit dans un texte  paru dans le magazine l’Express.
Depuis maintenant deux ans, il travaille sur les transports, en tant qu’espace d’interactions. Il a d’abord écrit un livre, Transports amoureux, paru en 2009 aux éditions Milan, sur les rencontres amoureuses qui peuvent y naître. Et depuis décembre dernier, en résidence à Sarcelles, il s’intéresse de près à la ligne 368 comme reflet d’une société, dans le cadre du projet Gueule d’hexagone mené par le Collectif Argos.
Il est enfin lauréat du Prix de la Parole Libre 2007 décerné lors des journées du grand reportage de Marseille et du prix Louise Weiss décerné fin 2008 par l’association des journalistes européens.

Cédric Faimali, photographe, est membre fondateur du collectif Argos. L’exil est au coeur de son travail documentaire.
Qu’il s’agisse des migrants coincés aux goulots d’étranglement de l’Europe, des réfugiés des conflits, des exilés climatiques, ou des marginaux, il ne cesse d’interroger les conditions d’existence de ceux qui sont sur le départ, en transit, installés dans la précarité d’un déracinement subi ou voulu.
En résidence à Sarcelles depuis décembre, où il mène un travail de proximité, cet autodidacte et touche-à-tout expérimente la prise de vue photo et video dans la cité comme dans le bus.
Il vient de passer six années à enquêter sur le sort des réfugiés climatiques au sein du collectif. Son travail a fait l’objet d’une diffusion presse (Geo, Flair, El Pais, Le Monde), d’une exposition à Copenhague, d’un livre et d’un traitement multimedia, tous visibles sur http://www.refugiesclimatiques.com
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