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Sac à dos ouvert sur un lit avec vêtements de pluie et chaussures de marche

Pratique · Sur place

Bagages et équipement

La France tient cinq climats sur mille kilomètres, et une même semaine peut mêler vingt-huit degrés en vallée et dix au sommet, ou une averse bretonne et un soleil d'août. Trois couches et une bonne paire de chaussures règlent presque tout.

Lecture : 6 min

Règle de base
trois couches
Perte en altitude
6 degrés par 1 000 m
Poids de sac en randonnée
10 pour cent du poids du corps
Indispensable partout
une couche imperméable

Ce qu'il faut savoir

Le principe des trois couches vaut partout et en toute saison : une couche respirante contre la peau, une couche isolante que l'on retire, une couche coupe-vent et imperméable. Il résout l'essentiel des écarts de température et de météo, sans multiplier les vêtements.

Le deuxième point est la chaussure. Les sentiers côtiers bretons et corses, les causses et les canyons sont rocheux et glissants. Une chaussure montante à semelle crantée évite la première cause de blessure en vacances, l'entorse de cheville.

Le troisième est la régionalisation. Une semaine en Bretagne, en Provence ou en Auvergne n'appelle pas le même bagage, et une même semaine dans les Alpes combine souvent les trois.

Par saison

  • Printemps

    Trois couches, une veste imperméable et de quoi se protéger du vent. Les averses sont fréquentes et les matinées froides, même dans le Sud.

  • Été

    Chapeau, lunettes, crème solaire et deux litres d'eau par personne dès qu'on marche. Une polaire reste utile en montagne et sur les côtes de la Manche.

  • Automne

    Imperméable sérieux, chaussures qui tiennent l'humidité et une lampe frontale : le jour tombe à 18 h fin octobre.

  • Hiver

    Couche chaude, bonnet et gants, même sur le littoral, où le vent rend six degrés bien plus froids qu'ils ne paraissent.

Par région

  • Bretagne, Normandie, Hauts-de-France

    Coupe-vent imperméable indispensable en toute saison. La pluie est fréquente mais brève, le vent quasi permanent sur les caps.

  • Provence, Languedoc, Corse

    Protection solaire élevée, eau en quantité, et une couche coupe-vent pour le mistral et la tramontane, qui font chuter la température ressentie.

  • Alpes, Pyrénées, Massif central

    Trois couches obligatoires, même en juillet : six degrés perdus par mille mètres, et des orages quotidiens en fin de journée l'été.

  • Villes

    De bonnes chaussures de marche plates : un centre historique se parcourt sur dix à quinze kilomètres par jour, souvent sur du pavé.

Les oublis les plus coûteux

  • La lampe frontale

    Indispensable en randonnée, dans les tunnels du sentier Blanc-Martel, et utile dès l'automne quand le jour tombe tôt.

  • La gourde

    L'eau du robinet est potable partout en France, sauf mention contraire affichée. Une gourde remplace des dizaines de bouteilles sur un séjour.

  • La veste en été

    L'erreur la plus fréquente : on prévoit la chaleur et on oublie qu'une grotte est à douze degrés et un sommet à quinze.

  • Les espèces

    Cinquante à cent euros pour les marchés, les parkings à pièces et les refuges, où la carte ne passe pas toujours.

Quel bagage pour quel voyage

Le contenant compte autant que le contenu. La valise à roulettes convient à un séjour en ville avec un seul hébergement, mais devient un fardeau sur les pavés, dans les escaliers des gares et du métro ou dans les ruelles en pente des villages perchés. Dès que vous changez d'hébergement tous les deux ou trois jours, ou que vous voyagez sans voiture, le sac à dos devient plus pratique.

En itinérance, le volume dicte le poids, car on remplit toujours le sac que l'on emporte. Choisir le plus petit volume compatible avec son mode d'hébergement reste le moyen le plus sûr de tenir la règle des 10 pour cent du poids du corps. En gîte d'étape ou en refuge gardé, où couvertures et repas sont le plus souvent fournis, un sac de 35 à 45 litres suffit, à condition d'y glisser le drap de sac exigé dans les refuges. Serrez enfin la ceinture ventrale sur les hanches : elle y reporte l'essentiel de la charge et soulage les épaules.

BagageVolume indicatifPrix d'achat indicatifUsage idéalLimites
Valise cabine35 à 45 litresenviron 50 à 200 eurosWeek-end ou semaine en ville, un seul hébergementRoulettes peu utiles sur les pavés, dans les escaliers et sur les chemins
Grande valise70 à 100 litresenviron 70 à 300 eurosSéjour fixe en voiture, location de vacancesEncombrante dans le train, souvent payante en avion
Sac de journée20 à 30 litresenviron 30 à 100 eurosVisites et randonnées à la journée, en complément d'une valiseInsuffisant pour une itinérance
Sac d'itinérance35 à 45 litresenviron 80 à 200 eurosGR en gîte ou en refuge, voyage en train à plusieurs étapesImpose un tri sévère des vêtements
Sac de trek50 à 70 litresenviron 120 à 300 eurosRandonnée en autonomie avec tente et réchaudCharge qui dépasse vite 10 pour cent du poids du corps
Sacoches de vélo40 à 50 litres la paireenviron 60 à 200 euros la paireVéloroutes, voyage à vélo combiné au trainPorte-bagages indispensable, peu pratiques à porter à pied

Volumes et prix indicatifs, de l'entrée au milieu de gamme. Les dimensions admises en cabine varient d'une compagnie aérienne à l'autre, et les grandes lignes ferroviaires fixent elles aussi des dimensions maximales.

Bagages en transit : règles et démarches

  • Dans le train

    Sur les TGV INOUI et les Intercités, chaque voyageur emporte au plus deux bagages et un bagage à main, dans des dimensions maximales, et chaque bagage doit porter une étiquette au nom de son propriétaire. Sur OUIGO, seuls un bagage cabine et un petit sac sont inclus : les suivants s'achètent en option, moins cher en ligne qu'au moment de monter à bord. Un bagage en trop ou hors gabarit peut valoir une pénalité. Pour le vélo et les réservations, reportez-vous au guide du train en France.

  • En avion

    Batteries externes et cigarettes électroniques voyagent en cabine uniquement, jamais en soute. Les cartouches de gaz de camping sont interdites en cabine comme en soute : elles se rachètent sur place, dans les magasins de sport. Couteau de poche, bâtons de randonnée et piolet vont en soute. Pour les liquides en cabine, la limite de 100 ml par flacon reste la règle dans la plupart des aéroports ; quelques-uns, équipés de scanners de nouvelle génération, l'ont assouplie : renseignez-vous auprès de celui du départ.

  • Consignes et dépôts

    Les consignes en gare sont devenues rares avec les mesures de sécurité et se limitent aux plus grandes gares. Ailleurs, des services réservés en ligne permettent de déposer ses bagages chez des commerçants partenaires, pour environ 5 à 10 euros par bagage et par jour. Entre le départ de l'hôtel et un train du soir, demandez d'abord à votre hébergement, qui garde souvent les bagages quelques heures sans frais. Un sac laissé sans surveillance en gare est traité comme un colis suspect : il peut être détruit et le trafic interrompu.

  • Faire porter son sac en randonnée

    Sur les itinéraires les plus fréquentés, comme le chemin de Stevenson (GR 70), la via Podiensis (GR 65) vers Compostelle ou le Tour du Mont-Blanc, des transporteurs acheminent les sacs d'une étape à l'autre pour environ 8 à 20 euros par sac et par étape, selon l'itinéraire. Il faut réserver à l'avance, respecter un poids maximal et déposer le sac le matin à l'hébergement. La randonnée se fait alors avec un simple sac de journée, ce qui allège nettement les longues étapes.

  • Louer plutôt qu'emporter

    Raquettes, crampons, kit de via ferrata avec casque ou combinaison de surf se louent sur place, dans les stations et les bases d'activités, pour environ 10 à 25 euros par jour. Pour un usage ponctuel, c'est plus léger et souvent moins cher que de voyager avec son matériel. Les vêtements techniques oubliés se rachètent sans difficulté dans la plupart des villes moyennes.

Les erreurs à éviter

Bagages et équipement : questions fréquentes

Que mettre dans sa valise pour la France ?

Trois couches, dont une imperméable coupe-vent, de bonnes chaussures de marche, une gourde, une protection solaire et une lampe frontale. Cela couvre l'essentiel des situations, de la ville à la moyenne montagne.

L'eau du robinet est-elle potable en France ?

Oui, partout sur le territoire, sauf mention explicite eau non potable, que l'on trouve parfois sur des fontaines de village ou dans des refuges. Une gourde évite des dizaines de bouteilles plastique sur un séjour.

Faut-il de vraies chaussures de randonnée ?

Pour les sentiers côtiers, les causses, les canyons et la montagne, oui : une chaussure montante à semelle crantée. Pour les villes et les véloroutes, une chaussure de marche plate et confortable suffit largement.

Quel adaptateur de prise faut-il pour voyager en France ?

Les prises françaises sont de type E : deux trous ronds et une broche de terre qui dépasse de la prise. Les fiches européennes à deux broches rondes (type C) s'y branchent directement, tandis que les voyageurs venant du Royaume-Uni, d'Amérique du Nord ou d'Australie ont besoin d'un adaptateur. La tension est de 230 volts : la plupart des chargeurs de téléphone et d'ordinateur acceptent de 100 à 240 volts, mais un sèche-cheveux ou un fer conçu pour 110 volts exige un convertisseur.

Le short de bain est-il interdit dans les piscines en France ?

Dans la plupart des piscines publiques, oui : pour des raisons d'hygiène, le règlement intérieur impose un maillot moulant, slip ou boxer de bain, et le bonnet y est souvent exigé. Beaucoup de campings et de centres aquatiques appliquent la même règle. Glisser un maillot moulant et un bonnet dans la valise évite de se voir refuser l'entrée ou de devoir en acheter un sur place.

Où laver son linge pendant un long voyage en France ?

Les laveries automatiques en libre-service sont présentes dans la plupart des villes et dans de nombreux bourgs touristiques, pour environ 5 à 10 euros le lavage, séchage en supplément. Campings, gîtes d'étape et locations de vacances disposent souvent d'un lave-linge. Prévoir une lessive par semaine permet de partir avec une semaine de vêtements seulement, même pour un séjour d'un mois.

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Par La rédaction de Gueule d'Hexagone