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Phare dressé sur une pointe rocheuse battue par l'écume sous un ciel de traîne

Idées

Phares et caps

Le pays compte plus de cent cinquante phares en mer et à terre, dont le plus ancien encore en service au monde. Ils marquent des caps qui sont aussi les points les plus spectaculaires du littoral français, et presque tous se rejoignent à pied.

Phares français
plus de 150
Le plus ancien en service
Cordouan, 1611
Le plus haut
l'île Vierge, 82,5 m
Meilleure saison
avril à octobre

Ce qu'il faut savoir

Un cap se visite pour ce qu'il montre autant que pour ce qu'il est : la rencontre de deux masses d'eau, un courant, une ligne de côte qui change d'orientation. C'est pour cela que les caps sont presque toujours venteux, et qu'un coupe-vent y est nécessaire même en août.

Les phares, eux, racontent une histoire technique remarquable. Bâtis entre le XVIIe et le XXe siècle, souvent dans des conditions extrêmes, ils ont été automatisés à partir des années 1990. Une poignée se visite encore, avec une montée de deux cents à trois cents marches.

Le meilleur moment est presque toujours la fin de journée : la lumière rasante détache les falaises, le vent retombe souvent et les visiteurs sont repartis.

Les caps qui valent le détour

  • Côte d'Opale

    Le cap Blanc-Nez et le cap Gris-Nez encadrent le point le plus étroit du détroit, avec l'Angleterre visible par temps clair.

    Pas-de-Calais (62) · Deux jours pour les deux caps, quatre pour descendre jusqu'à la baie d'Authie.
  • Quimper et la Cornouaille

    La pointe du Raz, soixante-dix mètres de falaise face au raz de Sein, l'un des courants les plus violents d'Europe.

    Finistère (29) · Deux jours pour la ville, quatre à cinq pour la Cornouaille et ses pointes.
  • Presqu'île de Crozon

    La pointe de Pen-Hir et ses Tas de Pois, le plus beau enchaînement de pointes de Bretagne.

    Finistère (29) · Trois jours pour voir les trois pointes sans courir, deux jours au minimum.
  • Belle-Île-en-Mer

    La pointe des Poulains et son phare, presque une île à marée haute, dans des landes rases battues par le vent.

    Morbihan (56) · Trois jours au minimum, l'île se mérite. Cinq pour en faire le tour à pied ou à vélo.
  • Étretat

    Les falaises d'Amont et d'Aval, avec leurs arches et leur aiguille, le cap crayeux le plus célèbre de France.

    Seine-Maritime (76) · Une demi-journée pour les deux falaises, une journée complète avec les jardins et une plage voisine.
  • Bonifacio

    Les falaises calcaires et le phare de Pertusato, face aux bouches et à la Sardaigne.

    Corse-du-Sud (2A) · Deux jours pour la ville et une sortie en mer, trois avec les plages du Sud.
Marcheurs sur le sentier herbeux du cap Blanc-Nez, la Manche et les falaises en contrebas

Côte d'Opale

Deux caps, des plages immenses et l'Angleterre en ligne de mire par temps clair.

2 à 4 jours Pas-de-Calais (62)
Maisons à colombages bordant l'Odet et les flèches de la cathédrale de Quimper

Quimper et la Cornouaille

Colombages, faïence et cathédrale, au centre de la Bretagne la plus dense en sites.

3 à 5 jours Finistère (29)
Pointe rocheuse couverte de lande au-dessus d'une mer turquoise sur la presqu'île de Crozon

Presqu'île de Crozon

Falaises, criques turquoise et landes battues : la Bretagne dans sa version la plus brute.

2 à 4 jours Finistère (29)

Les phares qui se visitent

  • Cordouan

    Le plus ancien phare en mer encore en service au monde, bâti à partir de 1584 à l'embouchure de la Gironde. Classé au patrimoine mondial, il se rejoint en bateau et à pied sur le banc, à marée basse.

  • L'île Vierge

    Le plus haut phare d'Europe en pierre de taille, 82,5 mètres et 397 marches, au large de Plouguerneau dans le Finistère nord.

  • Le phare du Petit Minou et celui de Saint-Mathieu

    Deux repères de l'entrée de la rade de Brest, dont le second se monte et domine les ruines d'une abbaye.

  • Les phares du sud

    Camargue, Sète et Porquerolles ouvrent aussi quelques tours, souvent en visite guidée saisonnière et par petits groupes.

Marcher sur un cap sans mauvaise surprise

  • Le vent

    Sur un cap exposé, une brise de quarante kilomètres à l'heure est ordinaire. La température ressentie chute de dix degrés et les falaises deviennent dangereuses par rafales.

  • Les bords de falaise

    La craie et l'argile s'effondrent régulièrement, notamment à Étretat et aux Vaches Noires. Se tenir à distance des bordures non protégées, même sur un sentier balisé.

  • Les marées

    Beaucoup de pointes ne sont contournables qu'à marée basse. Le sentier des douaniers coupe alors par l'estran, qui disparaît en quelques dizaines de minutes.

  • Le stationnement

    Les grands caps ont des parkings payants, souvent à un kilomètre du site, et saturés en milieu de journée l'été.

Les erreurs à éviter

Phares et caps : questions fréquentes

Quel est le plus haut phare de France ?

Le phare de l'île Vierge, dans le Finistère nord, avec 82,5 mètres et 397 marches. C'est aussi le plus haut phare d'Europe en pierre de taille, et il se visite en saison après une traversée en bateau.

Peut-on visiter le phare de Cordouan ?

Oui, en saison et selon les marées. Le phare, classé au patrimoine mondial, se rejoint en bateau depuis Royan ou Le Verdon, puis à pied sur le banc de sable découvert. Les sorties dépendent entièrement des coefficients de marée et de la météo.

Quel cap voir en France ?

Le cap Blanc-Nez pour la craie et la vue sur l'Angleterre, la pointe du Raz pour la puissance du raz de Sein, Pen-Hir pour l'enchaînement de pointes, Étretat pour les arches. Chacun se marche en deux à trois heures.

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Par La rédaction de Gueule d'Hexagone