- Départements
- 2
- Littoral
- 1 000 km
- Sommets à plus de 2 000 m
- 120
- Durée idéale
- 8 à 14 jours
- Meilleure saison
- mai, juin, septembre
- Point haut
- Monte Cinto, 2 706 m
Ce qui fait cette région
Un littoral d'une variété rare : falaises calcaires de Bonifacio, golfes de granit rouge de Porto, plages de sable blanc du sud et côte orientale rectiligne.
Une montagne centrale de 2 700 m traversée par le GR 20, réputé le sentier de grande randonnée le plus difficile d'Europe.
Un intérieur de villages perchés, de châtaigneraies et de bergeries, où se joue la vraie vie insulaire.
Une culture propre, langue corse, polyphonies, cuisine de montagne, qui n'a rien d'un décor pour visiteurs.
Départements : Corse-du-Sud (2A), Haute-Corse (2B).
Les pays de la région
Une région administrative recouvre toujours plusieurs territoires que ses habitants distinguent nettement. Les connaître évite de traiter la région comme un bloc homogène, et aide à choisir où poser ses valises.
- L'Extrême-Sud
Bonifacio, Porto-Vecchio, Palombaggia et Santa Giulia. Les plages les plus photographiées de l'île, les prix les plus élevés et l'affluence la plus forte en août.
- La Balagne et le nord-ouest
Calvi, l'Île-Rousse et les villages perchés de Sant'Antonino et Pigna. Un littoral accessible en avion, adossé à des collines d'oliviers.
- Le golfe de Porto et les calanques
Piana, Scandola et Girolata, classés au patrimoine mondial. Du granit rouge tombant dans la mer, accessible par une route étroite ou par bateau.
- Le Cap Corse
Une péninsule de 40 km au nord de Bastia, avec sa route en corniche, ses tours génoises et ses marines. La Corse la moins bétonnée.
- L'intérieur et la Castagniccia
Corte, la Restonica, le Niolu et les châtaigneraies de la Castagniccia. Villages perchés, bergeries et le vrai pays corse, à une heure des plages.
Les incontournables
- Ville Bonifacio
Une citadelle génoise posée sur 70 m de falaises calcaires surplombées, avec l'escalier du Roi d'Aragon, 187 marches taillées dans la paroi. Les grottes marines et les îles Lavezzi se visitent en bateau depuis le port.
À savoir : Très fréquentée en été, magnifique hors saison - Nature Les calanques de Piana
Des aiguilles de granit rouge tombant dans une mer bleu profond, classées au patrimoine mondial avec le golfe de Porto et la réserve de Scandola. La route en corniche, spectaculaire et étroite, se parcourt mieux tôt le matin.
À savoir : Route D81 sinueuse, difficile en camping-car - Nature La réserve de Scandola
Réserve naturelle accessible uniquement par la mer, avec falaises de porphyre rouge, grottes et une colonie de balbuzards pêcheurs. Les excursions partent de Porto, Galéria et Calvi. Le débarquement y est interdit.
À savoir : Réservation en été, mer parfois agitée - Plages Les plages du Sud
Palombaggia et Santa Giulia près de Porto-Vecchio, Rondinara en forme de coquille parfaite, Roccapina et son lion de granit. Ce sont les plus belles plages de France, et aussi les plus fréquentées en août.
À savoir : Arriver avant 10 h en juillet et août - Randonnée Le GR 20
Cent quatre-vingts kilomètres du nord au sud, 12 000 m de dénivelé positif, 15 à 16 étapes. Réputé le GR le plus exigeant d'Europe, avec des passages câblés. La variante nord est la plus dure, le sud plus accessible.
À savoir : Refuges à réserver, saison de juin à septembre - Littoral Calvi et la Balagne
Citadelle génoise, plage de sable de 4 km bordée de pins, et un arrière-pays de villages perchés, Sant'Antonino, Pigna, Lumio, reliés par une route des artisans.
À savoir : Aéroport et port, train desservant la côte - Ville Ajaccio
La ville natale de Napoléon, avec sa maison familiale et le musée Fesch, deuxième collection de peintures italiennes de France après le Louvre. Les îles Sanguinaires ferment le golfe à l'ouest.
À savoir : Aéroport principal, ferries depuis le continent - Montagne Les aiguilles de Bavella
Sept tours de granit à 1 600 m, au-dessus d'un col accessible en voiture. Le trou de la Bombe, 2 h aller-retour, offre la meilleure randonnée facile de Corse. Le Cuscionu et le plateau voisin ajoutent des piscines naturelles.
À savoir : Col accessible de mai à novembre
Quand y aller
| Saison | Ce qui vous attend |
|---|---|
| Printemps | Le maquis fleurit en avril et mai et parfume toute l'île. Les randonnées de moyenne montagne sont idéales, les villages vivent normalement et les tarifs restent bas. La mer, à 16 ou 18 degrés, est encore fraîche. |
| Été | Juillet et surtout août concentrent une fréquentation extrême, des tarifs multipliés par deux ou trois et un risque incendie élevé. La mer atteint 25 degrés. Si vous venez en août, réservez ferry et hébergement dès janvier. |
| Automne | Septembre est la meilleure période absolue : mer à 23 degrés, sentiers praticables, fréquentation retombée et lumière superbe. Octobre reste doux mais beaucoup d'établissements ferment après le 15. |
| Hiver | L'île se referme. Beaucoup d'hôtels, restaurants et loueurs ferment de novembre à mars, les liaisons se raréfient. Les villes restent vivantes et la montagne se couvre de neige, avec deux petites stations de ski. |
Idées de séjours
- Une semaine dans le Sud
Ajaccio, Propriano, Bonifacio, Porto-Vecchio, Bavella. Environ 300 km, en prenant le temps.
- Une semaine dans le Nord
Bastia, Cap Corse, Saint-Florent et les Agriates, Balagne, Calvi, Porto et les calanques. Environ 350 km de routes lentes.
- Deux semaines, tour complet
Le tour de l'île avec l'intérieur, Corte et la Restonica. Comptez 800 à 900 km et une moyenne réelle de 45 km/h.
Où manger et quoi goûter
- La charcuterie corse
Prisuttu, coppa, lonzu, figatellu. Les AOP garantissent des porcs nustrale élevés en semi-liberté et nourris de châtaignes et de glands. Le figatellu, saucisse de foie, se mange grillé en hiver uniquement.
- Le fromage et le brocciu
Le brocciu AOP, fabriqué à partir du petit-lait de brebis ou de chèvre, se consomme frais de novembre à juin. Hors saison, il n'existe pas : méfiez-vous des cartes qui en proposent en août.
- La châtaigne
La farine de châtaigne AOP de Corse entre dans le pulenta, les beignets et la bière Pietra. La châtaigneraie de Castagniccia a nourri des générations entières d'insulaires.
- Les vins corses
Neuf appellations, avec les cépages autochtones nielluccio, sciaccarellu et vermentinu. Patrimonio et Ajaccio produisent les rouges les plus structurés, le muscat du Cap Corse un vin doux naturel remarquable.
Comment venir et se déplacer
- Avion
Quatre aéroports : Ajaccio, Bastia, Calvi et Figari. Vols depuis Paris, Marseille, Nice, Lyon, Toulouse et plusieurs villes européennes. C'est le mode le plus rapide, mais les tarifs explosent en été si vous ne réservez pas tôt.
- Ferry
Depuis Marseille, Toulon et Nice vers Ajaccio, Bastia, Île-Rousse, Calvi, Porto-Vecchio et Propriano. Traversées de 5 h 30 en NGV depuis Nice à 11 h de nuit depuis Marseille. Indispensable si vous voulez votre voiture.
- Voiture
Quasi indispensable. Les routes sont étroites, sinueuses et lentes : tablez sur 45 km/h de moyenne, jamais plus. La location sur place coûte cher en été et se réserve plusieurs mois à l'avance.
- Train
Le chemin de fer corse relie Ajaccio, Corte, Ponte-Leccia, Bastia et Calvi. Lent mais spectaculaire, notamment entre Ajaccio et Corte, et le tramway de Balagne dessert les plages entre Calvi et Île-Rousse.
Quel budget prévoir
La Corse est la destination française la plus chère en juillet et août, avec un surcoût insulaire sur presque tout, carburant, alimentation, location de voiture. Hors saison, l'île redevient abordable. Le poste le plus sous-estimé reste le transport du véhicule en ferry, qui peut dépasser 400 euros aller-retour en août.
Voir aussi notre guide du budget voyage en France.
Ce qui ne coûte rien
Toutes les plages de l'île, y compris Palombaggia, Rondinara et Saleccia, seul le stationnement étant parfois payant.
Le sentier des douaniers du Cap Corse et celui de la presqu'île de la Revellata à Calvi.
Le belvédère des calanques de Piana et la route de la corniche qui les traverse.
Les gorges de la Restonica et du Tavignano au départ de Corte, hors période de navette obligatoire.
La citadelle de Bonifacio, ses ruelles et le point de vue sur les falaises et les bouches.
L'agenda de l'année
| Période | Rendez-vous | Ce que cela change |
|---|---|---|
| Avril et mai | Maquis en fleurs | Cistes, myrtes et genêts couvrent l'île de couleurs et d'odeurs. La randonnée côtière est à son meilleur, la mer encore à 16 degrés. |
| Mi-juin à mi-octobre | Fenêtre du GR 20 | Les refuges sont gardés et les névés fondus. Hors de cette fenêtre, la traversée devient une course de haute montagne. |
| Juillet et août | Saturation du littoral | Les ferries et les locations se réservent dès janvier, les plages du sud sont pleines et les routes lentes. Les prix doublent. |
| Septembre | Meilleur mois de l'île | Mer à 23 degrés, plages rendues, tarifs en baisse et randonnée redevenue confortable. La seule contrainte est la fermeture progressive des refuges. |
| Novembre à mars | Île au ralenti | Une partie des hôtels, restaurants et navettes ferment. Le ski de fond fonctionne au Verghio et les villages retrouvent leur rythme. |
Le vocabulaire régional
- Maquis
- Végétation dense et odorante de cistes, arbousiers et myrtes qui couvre l'île jusqu'à 800 m. Elle brûle facilement, d'où les interdictions estivales de feu.
- Marine
- Hameau de bord de mer rattaché à un village perché. Chaque village du Cap Corse a ainsi sa marine, à quelques kilomètres en contrebas.
- Bergerie
- Cabane de pierre d'altitude où le berger passait l'été. Plusieurs, sur le GR 20, servent aujourd'hui de refuge ou vendent fromage et charcuterie.
- Paghjella
- Chant polyphonique corse à trois voix, inscrit au patrimoine immatériel de l'humanité. Il s'écoute en église, souvent gratuitement, l'été.
- Figatellu
- Saucisse de foie de porc corse, fumée puis grillée, disponible seulement de novembre à mars. En acheter en été signifie en acheter de la contrefaçon.
Nord ou Sud, le choix qui structure le séjour
Une semaine ne permet pas de faire le tour de l'île correctement. Les voyageurs qui essaient passent leur séjour sur des routes de montagne à 40 km/h. Le choix raisonnable consiste à prendre une moitié.
Le Sud, depuis Ajaccio ou Figari, donne accès aux plages les plus célèbres, Palombaggia, Santa Giulia, Rondinara, à Bonifacio et aux aiguilles de Bavella. Le Nord, depuis Bastia ou Calvi, offre le Cap Corse, le désert des Agriates, la Balagne, Porto et Scandola, avec une fréquentation un peu moindre et des paysages plus variés.
| Secteur | Point fort | Aéroport | Fréquentation |
|---|---|---|---|
| Extrême Sud | Plages de sable blanc, Bonifacio | Figari | Très forte en août |
| Ouest et Porto | Granit rouge, Scandola | Ajaccio | Forte |
| Balagne | Villages perchés, plages, train | Calvi | Forte |
| Cap Corse | Routes côtières, villages marins | Bastia | Modérée |
| Centre et Corte | Montagne, vallées, culture | Bastia ou Ajaccio | Faible |
Le GR 20 sans illusions
Cent quatre-vingts kilomètres, environ 12 000 m de dénivelé positif, 15 étapes en version classique et une réputation méritée de sentier le plus exigeant d'Europe. Les journées durent 6 à 9 h sur terrain rocheux, avec des passages câblés et de l'exposition.
La partie nord, de Calenzana à Vizzavona, concentre la difficulté. La partie sud, de Vizzavona à Conca, reste soutenue mais plus praticable pour un randonneur régulier. Les refuges, gérés par le parc naturel régional, se réservent en ligne et affichent complet très vite. Le bivouac n'est autorisé qu'à proximité immédiate des refuges.
La Corse sans voiture
La voiture reste le moyen le plus souple de parcourir l'île, et le seul qui en ouvre tous les recoins. Un séjour sans elle demeure pourtant réaliste si vous acceptez une règle simple : choisir ses étapes en fonction du réseau, et non l'inverse. Le train relie Ajaccio, Corte, Bastia et Calvi, mais ne dessert ni l'Extrême-Sud ni le golfe de Porto : la ligne de la côte orientale, qui descendait jusqu'à Porto-Vecchio, a été coupée en 1943 par la destruction de ses ouvrages d'art et n'a jamais été reconstruite. Sans volant, l'arbitrage entre Nord et Sud penche donc nettement vers le Nord.
Le schéma le plus fluide consiste à traverser en passager à pied, ce qui supprime le transport du véhicule, souvent la ligne la plus lourde du budget, puis à prendre le train dès le débarquement : à Bastia, Ajaccio et Calvi, la gare se trouve à quelques minutes à pied du port. Comptez environ 2 h d'Ajaccio à Corte et 3 h 30 jusqu'à Bastia, dans un décor de forêts, de viaducs et de tunnels qui justifie à lui seul le trajet (voir notre sélection de trains panoramiques).
Deux bases fonctionnent particulièrement bien. Corte, sur la ligne principale à mi-chemin des deux côtes, permet de rayonner à la journée vers Ajaccio, Bastia ou les sentiers de montagne. Calvi réunit gare, plage de ville et départs de bateaux vers Scandola, de quoi tenir plusieurs jours sans le moindre transfert routier. Ailleurs, l'autocar prend le relais, avec des fréquences faibles qu'il faut vérifier avant de réserver l'hébergement. Nos conseils généraux figurent dans le guide voyager sans voiture.
| Axe | Moyen | Ce que vous y gagnez | Limite |
|---|---|---|---|
| Ajaccio, Corte, Bastia | Train | La traversée de la montagne, avec un arrêt à Vizzavona, à mi-parcours du GR 20 | Quelques trajets par jour seulement |
| Calvi et L'Île-Rousse | Train, dont le tramway de Balagne | Un séjour balnéaire complet sans chercher à se garer | Desserte des plages renforcée en été seulement |
| Ajaccio à Bonifacio | Autocar par Propriano et Sartène | Le Sud-Ouest et Bonifacio sans conduire | Peu de départs, très peu hors saison |
| Bastia à Porto-Vecchio | Autocar par la côte orientale | Les plages du Sud depuis le port de Bastia | Trajet long dans la plaine orientale |
| Golfe de Porto | Autocar depuis Ajaccio, puis bateau | Les calanques de Piana par la route, Girolata et Scandola par la mer | Autocars rares, sorties en mer annulées par mer forte |
| Saint-Florent et Agriates | Autocar depuis Bastia, puis navette maritime | Les plages des Agriates sans 4x4 | Navettes en saison uniquement |
Fréquences à vérifier auprès des transporteurs, nettement réduites de novembre à mars.
Les erreurs à éviter
Corse : questions fréquentes
Quand partir en Corse ?
Mai, juin et septembre offrent le meilleur compromis. En septembre, la mer atteint 23 degrés, les sentiers sont praticables et la fréquentation a chuté. Juillet et août concentrent chaleur, foule et tarifs maximaux ; avril et octobre sont agréables mais beaucoup d'établissements sont fermés.
Faut-il prendre sa voiture en ferry ou louer sur place ?
Comparez sérieusement : en haute saison, le passage d'un véhicule peut dépasser 400 euros aller-retour, mais une location d'une semaine en août coûte souvent davantage. Hors saison, la location sur place revient généralement moins cher. Dans les deux cas, réservez très tôt.
Combien de jours pour visiter la Corse ?
Huit jours pour une moitié de l'île sans courir, quatorze pour un tour complet incluant l'intérieur. En moins d'une semaine, restez sur un seul secteur, par exemple l'extrême Sud ou la Balagne.
Quelles sont les plus belles plages de Corse ?
Rondinara pour sa forme de coquille, Palombaggia et Santa Giulia pour le sable blanc et les pins, Saleccia et Lotu dans les Agriates pour leur isolement, accessibles seulement en bateau ou en 4x4, Roccapina pour son décor de granit.
La Corse est-elle chère ?
En juillet et août, oui : c'est la destination française la plus chère, avec un surcoût insulaire sur presque tout. Hors saison, les prix redeviennent comparables à ceux du continent, et l'île garde son intérêt, notamment pour la randonnée.
Peut-on encore se baigner en Corse en octobre ?
Oui, surtout pendant la première quinzaine : la mer se maintient autour de 20 à 22 degrés, une température proche de celle du mois de juin. Les journées raccourcissent et les épisodes orageux deviennent plus fréquents, mais les plages retrouvent un calme complet. Mieux vaut se baigner en milieu de journée, l'air se rafraîchissant vite en fin d'après-midi.
Le camping sauvage est-il autorisé en Corse ?
Non, en pratique : le camping isolé est interdit par la loi sur le rivage de la mer et dans les sites classés, comme dans la plupart des espaces naturels protégés, et tout feu de camp est proscrit dans le maquis et en forêt en raison du risque d'incendie. Sur le GR 20, le bivouac est cantonné à des aires délimitées près des refuges. L'île compte en revanche de nombreux campings, parfois à deux pas des plages, à réserver tôt pour juillet et août.








