- Camping-car en été
- 1 200 à 2 200 euros la semaine
- Van en été
- 700 à 1 200 euros la semaine
- Permis B
- jusqu'à 3,5 tonnes
- Nuit sur une aire
- gratuite ou 6 à 20 euros
Ce qu'il faut savoir
Deux familles de véhicules coexistent. Le camping-car, profilé, capucine ou intégral, offre une vraie cellule avec douche, toilettes et lits fixes, au prix d'un gabarit de 6 à 7,5 mètres de long pour près de 3 mètres de haut. Le fourgon aménagé, qu'on appelle couramment van, est plus étroit et se glisse dans les villages et sur les routes de montagne ; les plus compacts, sous 2 mètres de haut, franchissent même une partie des barres de hauteur.
La France est un pays facile pour ces véhicules. Des milliers d'aires municipales ou privées proposent eau, vidange et parfois électricité, et un camping-car de moins de 3,5 tonnes peut en principe stationner là où une voiture le peut, sauf interdiction locale. La difficulté est ailleurs : sur le littoral et autour des grands sites, arrêtés municipaux, barres de hauteur et interdictions de stationnement nocturne se sont multipliés.
Le budget réel surprend souvent. En juillet, la location d'un camping-car coûte autant qu'un hôtel confortable, la consommation atteint 10 à 13 litres aux 100 kilomètres et les péages relèvent en général de la classe 2. L'économie apparaît hors saison, sur des séjours d'une à trois semaines, en dormant sur des aires ou chez des producteurs plutôt qu'en camping.
Des destinations commodes en véhicule aménagé
Routes praticables, aires nombreuses et stationnement simple : ces territoires se prêtent au camping-car sans les tensions du littoral en été.
- Colmar
La route des vins d'Alsace aligne des aires dans de nombreux villages viticoles, à quelques minutes à pied des caves.
Haut-Rhin (68) · Une journée pour la ville, deux à trois avec les villages viticoles. - Amboise
Les châteaux de la Loire se relient par des routes plates et larges, avec des aires dans la plupart des villes du fleuve.
Indre-et-Loire (37) · Deux jours pour Amboise et deux châteaux, trois avec le vignoble et le vélo. - Les volcans d'Auvergne
Des aires dans de nombreux villages et des départs de randonnée où le stationnement reste simple hors été.
Puy-de-Dôme (63) · Trois jours pour la chaîne des Puys et le Sancy, cinq à six avec le Cantal et l'Aubrac. - Baie de Somme
Des aires à Saint-Valery-sur-Somme et au Crotoy, et des routes plates pour rejoindre le Marquenterre et les falaises d'Ault.
Somme (80) · Deux jours pour l'essentiel, trois avec la Côte d'Opale ou Amiens. - Le Jura, cascades et reculées
Des routes peu fréquentées, des fromageries accueillantes et des reculées qui se découvrent depuis des belvédères avec parking.
Jura (39) · Trois jours pour les cascades, les lacs et une reculée, cinq pour y ajouter le vignoble et le haut Jura.

Colmar
Colombages, canaux et la porte d'entrée directe de la route des vins.

Amboise
Le château royal, la dernière demeure de Léonard de Vinci et la Loire à Vélo au pied.

Les volcans d'Auvergne
Quatre-vingts volcans classés, des lacs de cratère et la montagne la plus abordable de France.
Camping-car ou van : bien choisir
- Le van aménagé
Entre 5 et 6,4 mètres de long, à peine plus de 2 mètres de large : il passe dans les villages anciens, sur les routes de montagne et en ville. En contrepartie, peu de rangement et souvent ni douche ni toilettes fixes.
- Le camping-car profilé ou capucine
Six à sept mètres et demi, près de trois mètres de haut, avec douche, toilettes et lits fixes. Le confort d'un petit logement, mais des centres historiques et certaines routes de gorges à éviter.
- La question du permis
Le permis B autorise la conduite jusqu'à 3,5 tonnes de poids total autorisé en charge. Au-delà, le permis C1 est en principe exigé : la quasi-totalité des modèles de location reste sous ce seuil, avec une charge utile souvent limitée à quelques centaines de kilos.
- La première fois
Un van ou un petit profilé pour une première semaine, plutôt qu'un intégral de 7,5 mètres. Les manœuvres, les marches arrière et le gabarit s'apprennent vite, mais pas le premier jour sur une route de village.
Où dormir en camping-car ou en van
- Les aires de services
Municipales ou privées, elles proposent eau potable, vidange des eaux usées et des toilettes chimiques, parfois l'électricité. Gratuites ou de 6 à 20 euros la nuit, elles limitent souvent la durée à 24, 48 ou 72 heures.
- France Passion
Un réseau de plus de deux mille viticulteurs, fermes et producteurs qui accueillent gratuitement une nuit sur leur exploitation, moyennant une adhésion annuelle de quelques dizaines d'euros qui donne accès au guide des étapes. Aucune obligation d'achat ni branchement : on s'annonce en arrivant et on repart le lendemain.
- Les campings
Indispensables pour une lessive, une douche longue ou une recharge complète des batteries. Beaucoup ferment d'octobre à mars, et en juillet et août les emplacements du littoral se réservent des semaines à l'avance.
- Le stationnement ordinaire
Hors interdiction, un véhicule aménagé peut passer la nuit sur une place de stationnement, à condition de rester stationné : ni cales, ni auvent déployé, ni tables ou chaises à l'extérieur.
- Les guides et applications
Guides papier et applications communautaires recensent aires et lieux de halte, avec des avis récents qui signalent les nouvelles interdictions et les bornes en panne.
Stationnement et bivouac : les règles
La réglementation distingue stationner, qui relève du code de la route, et camper, qui obéit à des règles propres. Cette nuance explique la plupart des verbalisations.
- Les arrêtés municipaux
Un maire peut interdire ou limiter le stationnement, y compris la nuit, pour des raisons de sécurité, de salubrité ou de protection d'un site. Le panneau à l'entrée du parking ou de la commune fait foi, et l'amende suit.
- Le camping hors terrain aménagé
Il est interdit sur les rivages de la mer, dans les sites classés et près des captages d'eau potable, et souvent restreint par arrêté ailleurs. Dans le cœur des parcs nationaux, le stationnement de nuit et le bivouac obéissent à des règles spécifiques, en général restrictives.
- Les barres de hauteur
Beaucoup de parkings de plage, de centre-ville et de sites naturels limitent l'accès autour de 1,90 à 2,20 mètres. Un camping-car n'y entre pas, un fourgon aménagé rarement.
- Les routes limitées
Certaines routes de gorges, de cols ou de villages perchés interdisent les véhicules au-delà d'une longueur ou d'un poids. Le panneau figure en amont, et le GPS d'une voiture ne le signale pas toujours.
- Le littoral et la Corse en été
Sur la côte, en juillet et août, une grande partie des parkings est interdite la nuit aux véhicules aménagés : prévoyez chaque soir une aire ou un camping. En Corse, les routes étroites et sinueuses rendent un van bien plus confortable qu'un grand camping-car.
Ce que coûte une semaine en véhicule aménagé
Ordres de grandeur pour une semaine à deux et environ 1 000 kilomètres parcourus, hors alimentation. Les écarts tiennent surtout à la saison et à la manière de passer les nuits.
| Poste | Van aménagé | Camping-car |
|---|---|---|
| Location en juillet et août | 700 à 1 200 euros | 1 200 à 2 200 euros |
| Location hors saison | 400 à 700 euros | 600 à 1 100 euros |
| Consommation aux 100 km | 8 à 10 litres | 10 à 13 litres |
| Classe de péage | classe 1 sous 2 m de haut, sinon classe 2 | classe 2 en général |
| Nuit sur une aire | gratuite à 20 euros | gratuite à 20 euros |
| Nuit en camping en saison | 25 à 50 euros | 25 à 50 euros |
| Dépôt de garantie | 1 000 à 2 500 euros | 1 500 à 3 000 euros |
Fourchettes indicatives ; frais de préparation, kilométrage inclus et assurance varient fortement d'un loueur à l'autre.
Les erreurs à éviter
Camping-car et van aménagé : questions fréquentes
Où dormir gratuitement en camping-car en France ?
Sur les aires municipales gratuites, encore nombreuses à l'intérieur du pays, chez les hôtes du réseau France Passion moyennant l'adhésion annuelle, ou sur une place de stationnement ordinaire là où aucun arrêté ne l'interdit. Dans ce dernier cas, le véhicule doit rester simplement stationné, sans rien déployer à l'extérieur.
Peut-on dormir dans son van n'importe où en France ?
Non. Le stationnement de nuit est admis en principe, mais de nombreuses communes l'interdisent par arrêté, surtout sur le littoral, et le camping hors terrain aménagé est prohibé sur les rivages, dans les sites classés et dans beaucoup d'espaces protégés. Ailleurs, une nuit discrète sur un parking autorisé ne pose en général pas de difficulté.
Quel permis faut-il pour conduire un camping-car ?
Le permis B suffit pour un camping-car dont le poids total autorisé en charge ne dépasse pas 3,5 tonnes, ce qui concerne la grande majorité des modèles de location. Au-delà, le permis C1 est en principe exigé : vérifiez la carte grise avant de réserver.
Combien coûte la location d'un camping-car pour une semaine ?
Environ 1 200 à 2 200 euros en juillet et août et 600 à 1 100 euros hors saison, auxquels s'ajoutent carburant, péages, nuits et parfois frais de préparation. Un van aménagé revient nettement moins cher, autour de 700 à 1 200 euros la semaine en été.
Comment fonctionne France Passion ?
C'est un réseau de viticulteurs, d'agriculteurs et de producteurs qui accueillent gratuitement les véhicules aménagés pour une nuit sur leur exploitation. L'accès passe par une adhésion annuelle qui fournit le guide des étapes ; l'achat de produits n'est jamais obligatoire, mais il est d'usage de saluer ses hôtes.
Van ou camping-car : que choisir pour un road trip en France ?
Le van pour les routes de montagne, les villages anciens, la Corse et les voyages à deux ; le camping-car pour les familles, les longues durées et le confort d'une douche à bord. Sur le littoral en été, le plus petit gabarit reste un avantage décisif.
