- Durée
- 5 jours, 4 nuits
- Base
- 1, à Nice
- Transport
- TER, bus et bateau
- Trajet le plus long
- environ 40 minutes
- Pass transports
- environ 50 euros les 7 jours
- Saison idéale
- avril à juin, septembre, octobre
L'itinéraire jour par jour
-
Jour 1 : Nice, la vieille ville et la baie des Anges
Depuis l'aéroport, le tramway rejoint le centre de Nice en une vingtaine de minutes ; depuis la gare Nice-Ville, le Vieux-Nice est à vingt minutes à pied. Logez entre la gare et la place Masséna, près d'une station de tram : toutes les excursions de la semaine partent de la gare, et vous y serez chaque matin en quelques minutes.
Commencez par le Vieux-Nice et le cours Saleya, marché aux fleurs et aux produits du mardi au dimanche matin, brocante le lundi. Montez ensuite à la colline du Château, par les escaliers ou par l'ascenseur gratuit, pour la vue sur la baie des Anges et le port Lympia.
Fin d'après-midi sur la promenade des Anglais, sept kilomètres de front de mer, puis dîner dans le Vieux-Nice ou autour du port. Goûtez la socca, galette de pois chiche cuite au four à bois, et la pissaladière : la cuisine niçoise a ses recettes propres, héritées de la Ligurie autant que de la Provence.
- Vieux-Nice
- Cours Saleya
- Colline du Château
- Promenade des Anglais
- Port Lympia
-
Jour 2 : Èze et Villefranche-sur-Mer
Partez tôt en bus depuis la station Vauban, desservie par le tram : une trentaine de minutes par la Moyenne Corniche jusqu'à Èze, village perché à 429 mètres au-dessus de la mer. Arriver avant 10 h permet de parcourir les ruelles avant les groupes, puis de monter au jardin exotique, aménagé au sommet sur les ruines du château rasé en 1706, pour une vue plongeante sur la Méditerranée et le cap Ferrat.
Redescendez à pied par le chemin de Nietzsche, sentier caillouteux de 2 kilomètres et 400 mètres de dénivelé qui rejoint la gare d'Èze-sur-Mer en 45 minutes à une heure. Le philosophe l'empruntait lors de ses séjours hivernaux à Nice, dans les années 1880. De la gare, le TER vous dépose en quelques minutes à Villefranche-sur-Mer.
Villefranche occupe l'une des rades les plus profondes de la Méditerranée. La rue Obscure, passage voûté d'origine médiévale, la chapelle Saint-Pierre, décorée par Jean Cocteau en 1957, et la citadelle Saint-Elme, du XVIe siècle, se visitent en deux heures. Terminez par une baignade face à la rade avant de rentrer à Nice, à moins de dix minutes de train.
- Èze village
- Jardin exotique d'Èze
- Chemin de Nietzsche
- Rue Obscure
- Chapelle Saint-Pierre
- Citadelle Saint-Elme
-
Jour 3 : Monaco et Menton
Arrivez vers 10 h pour le musée océanographique, inauguré en 1910 par le prince Albert Ier et accroché à la falaise du Rocher : aquariums, collections scientifiques et terrasse panoramique. Traversez ensuite les jardins Saint-Martin et la vieille ville jusqu'à la cathédrale, où reposent la princesse Grace et le prince Rainier III, puis jusqu'au palais princier pour la relève de la garde, chaque jour juste avant midi.
L'après-midi, choisissez entre Monte-Carlo, son casino et ses jardins, et le Jardin exotique, rouvert au printemps 2026 après six ans de travaux, suspendu à la falaise au-dessus du quartier de Fontvieille. Reprenez ensuite le train pour Menton, à dix minutes.
Menton, dernière ville française avant l'Italie, se découvre en fin de journée : la vieille ville en escalier, la basilique Saint-Michel-Archange et son parvis en galets dessinant les armes des Grimaldi, le cimetière du Vieux-Château au sommet, puis le Bastion, fortin du XVIIe siècle sur le port que Jean Cocteau a restauré et orné de mosaïques de galets pour y abriter ses œuvres. Retour à Nice en 35 minutes environ.
- Musée océanographique
- Palais princier
- Cathédrale de Monaco
- Vieille ville de Menton
- Basilique Saint-Michel-Archange
- Le Bastion
-
Jour 4 : Cannes et les îles de Lérins
Prenez un train tôt pour Cannes et rejoignez à pied le Vieux-Port, à quelques minutes de la gare, d'où partent les bateaux pour les îles de Lérins. Sainte-Marguerite est desservie par plusieurs compagnies, Saint-Honorat par une seule, et aucune navette régulière ne relie les deux îles : choisissez-en une pour la matinée.
Sainte-Marguerite, la plus grande, trois kilomètres de long couverts de pins et d'eucalyptus, abrite le Fort royal, où fut enfermé l'homme au masque de fer à la fin du XVIIe siècle : sa cellule se visite dans le musée du fort. Saint-Honorat, plus petite et plus silencieuse, appartient à une communauté de moines cisterciens qui y cultivent la vigne ; une vie monastique y est attestée depuis le début du Ve siècle, et le monastère fortifié, les pieds dans l'eau, veille sur la côte sud de l'île.
Retour à Cannes en début d'après-midi. Montez au Suquet, la vieille ville perchée au-dessus du port, pour la vue depuis l'esplanade de l'église Notre-Dame-d'Espérance et pour le musée des Explorations du monde, installé dans l'ancien château des moines de Lérins. Descendez ensuite la Croisette jusqu'au palais des Festivals avant le train du retour.
- Île Sainte-Marguerite
- Fort royal
- Île Saint-Honorat
- Abbaye de Lérins
- Le Suquet
- La Croisette
-
Jour 5 : Antibes et Saint-Paul-de-Vence
Matinée à Antibes, à 25 minutes de Nice. Le marché provençal couvert du cours Masséna s'anime dès le matin, puis la vieille ville mène aux remparts face à la mer et au château Grimaldi, devenu le musée Picasso : le peintre y a travaillé à l'automne 1946 et y a laissé une partie des œuvres réalisées sur place. Sur le bastion Saint-Jaume, le Nomade de Jaume Plensa, silhouette assise faite de lettres d'acier, regarde le port Vauban et le Fort carré.
Après le déjeuner, reprenez le train jusqu'à Cagnes-sur-Mer, une dizaine de minutes en direction de Nice, puis le bus régional qui monte à Saint-Paul-de-Vence en un quart d'heure. Le village, ceint de remparts élevés sous François Ier, est saturé en milieu de journée : il se découvre mieux en fin d'après-midi, quand les cars sont repartis.
Commencez par la Fondation Maeght, à un quart d'heure de marche sur la colline : jardin de sculptures, cour Giacometti et labyrinthe de Miró, dans un bâtiment de Josep Lluís Sert ouvert en 1964. Terminez par le tour des remparts et le cimetière où repose Marc Chagall, face aux Préalpes, avant de redescendre en bus et en train vers Nice ou l'aéroport.
- Marché provençal d'Antibes
- Musée Picasso
- Bastion Saint-Jaume
- Fondation Maeght
- Remparts de Saint-Paul
- Tombe de Chagall
Variantes possibles
- Version plages
Remplacez Monaco par une journée à Juan-les-Pins et au cap d'Antibes : plages de sable, rares sur cette côte de galets, et sentier du littoral dit de Tire-Poil, taillé dans le rocher. Une courte portion peut être fermée pour la sécurisation des falaises.
- Version montagne
Le TER de la vallée de la Roya relie Nice à Tende, et les Chemins de fer de Provence remontent la vallée du Var vers Entrevaux : une journée de montagne sans voiture, à une ou deux heures de la plage.
- Avec l'Italie
Depuis Menton, le TER atteint Vintimille en une dizaine de minutes : marché du vendredi, vieille ville haute et, en bus, les jardins botaniques Hanbury de La Mortola, juste après la frontière.
- En hiver
De décembre à mars, l'itinéraire fonctionne tel quel, avec 13 à 16 degrés en journée et des hébergements moins chers. En février, le carnaval de Nice et la fête du citron de Menton font en revanche grimper les prix : réservez tôt.
À emporter
- Des chaussures de marche légères pour le chemin de Nietzsche et les sentiers des îles.
- Des chaussons de plage : de Nice à Menton, presque toutes les plages sont en galets.
- Une pièce d'identité pour Monaco et, si vous poussez jusqu'à Vintimille, pour l'Italie.
Les erreurs à éviter
La Côte d'Azur en 5 jours sans voiture : questions fréquentes
Peut-on visiter la Côte d'Azur sans voiture ?
Oui, et c'est même la meilleure solution sur le littoral. Le TER relie Cannes, Antibes, Nice, Villefranche, Monaco et Menton plusieurs fois par heure, avec des trajets de 5 à 40 minutes depuis Nice, et des bus desservent Èze et Saint-Paul-de-Vence. Seuls l'arrière-pays montagneux et quelques villages isolés justifient une location.
Où loger pour visiter la Côte d'Azur en train ?
À Nice, au centre de la ligne : Cannes est à 40 minutes à l'ouest, Menton à 35 minutes à l'est et l'aéroport à 20 minutes en tram. Choisissez un quartier proche de la gare Nice-Ville ou d'une station de tram pour limiter les correspondances.
Combien coûte le train sur la Côte d'Azur ?
Quelques euros par trajet depuis Nice : environ 2 euros pour Villefranche, 4 à 5 euros pour Monaco, 8 euros pour Cannes. Un pass de plusieurs jours valable dans les TER, les trams et les bus des Alpes-Maritimes et de Monaco coûte environ 35 euros pour 3 jours et 50 euros pour 7 jours.
Nice ou Cannes comme base pour visiter la Côte d'Azur ?
Nice, pour sa position centrale, son aéroport et un choix d'hébergements plus large à tous les prix. Cannes convient si vous privilégiez les îles de Lérins, l'Estérel et les plages de sable, mais Monaco et Menton sont alors à plus d'une heure de train.
Faut-il un passeport pour aller à Monaco ?
Non. La principauté n'effectue aucun contrôle à sa frontière avec la France et utilise l'euro. Gardez simplement une pièce d'identité sur vous, comme pour tout déplacement.
Quelle est la meilleure période pour la Côte d'Azur sans voiture ?
Mai, juin et septembre : mer baignable, trains moins chargés et villages perchés agréables en journée. En juillet et en août, les TER de la côte sont souvent bondés aux heures de plage ; l'hiver, doux et lumineux, convient très bien aux musées et aux villages.




