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Voyageurs à vélo chargés longeant un canal bordé de platanes

Pratique

Tourisme durable

Voyager en France émet peu comparé à un long courrier, mais tout ne se vaut pas : le transport pèse l'essentiel du bilan, et la fréquentation concentrée sur quelques sites et deux mois fait le reste des dégâts.

Part du transport
majorité du bilan carbone
Train contre voiture
jusqu'à 50 fois moins
Concentration
2 mois, quelques sites
Levier principal
la saison et le mode de transport

Ce qu'il faut savoir

Le premier levier, et de loin, est le transport. Sur un trajet longue distance, le TGV émet un ordre de grandeur inférieur à la voiture individuelle et deux ordres de grandeur inférieur à l'avion. Choisir le train pour rejoindre une région, puis le vélo ou le car sur place, règle l'essentiel de la question.

Le deuxième est la saison. La concentration de la fréquentation sur juillet et août détruit plus que le volume total : elle sature les milieux, use les sentiers, épuise les ressources en eau et rend la vie difficile aux habitants. Décaler de quelques semaines a un effet immédiat.

Le troisième est le choix du lieu. Une France à deux vitesses s'est installée, entre une dizaine de sites saturés et des territoires entiers qui manquent de visiteurs. Aller ailleurs est souvent plus utile que n'importe quel geste sur place.

Ce qui compte vraiment

  • Le mode de transport

    Le train pour rejoindre la région, puis le vélo, le car ou la marche. C'est le seul choix qui change le bilan d'un facteur dix ou plus.

  • La durée par lieu

    Rester trois nuits au même endroit plutôt qu'une réduit les trajets, soutient davantage l'économie locale et rend le séjour plus reposant.

  • La saison

    Voyager hors juillet et août réduit la pression sur les milieux et sur les habitants, tout en coûtant trente pour cent de moins.

  • Le choix du territoire

    Préférer un territoire peu visité à un site saturé est l'un des gestes les plus efficaces, et souvent le plus agréable.

Sur place

  • Rester sur les sentiers

    Dans les dunes, les pelouses calcaires et les zones d'altitude, le piétinement hors sentier détruit une végétation qui met des décennies à revenir.

  • L'eau

    Dans le Sud et en Corse, les restrictions estivales sont fréquentes et réelles. Les douches courtes et la réutilisation du linge ne sont pas un geste symbolique.

  • Acheter local

    Marchés, producteurs et cabanes font rester l'argent sur le territoire, avec un produit souvent meilleur et moins cher.

  • Les déchets

    Tout ce qui monte redescend, y compris les épluchures, qui ne se dégradent pas en altitude et attirent la faune.

Les repères fiables

  • Écolabel européen

    Le plus exigeant pour les hébergements touristiques, avec un audit et un renouvellement périodique.

  • Clef Verte

    Le label le plus répandu en France, appliqué aux hôtels, campings et locations, avec des critères vérifiés.

  • Esprit parc national

    Marque attribuée à des hébergements, producteurs et accompagnateurs dans les parcs nationaux, avec un cahier des charges strict.

  • Accueil Vélo

    Garantit un hébergement ou un service situé à moins de cinq kilomètres d'une véloroute, avec abri et outils.

Les erreurs à éviter

Tourisme durable : questions fréquentes

Le train est-il vraiment plus écologique que la voiture ?

Oui, très nettement sur longue distance : un trajet en TGV émet un ordre de grandeur de moins qu'une voiture individuelle et deux ordres de moins qu'un vol intérieur. L'écart se réduit à quatre personnes dans une même voiture, sans jamais s'annuler.

Quel est le geste le plus utile en voyage ?

Choisir le train plutôt que l'avion ou la voiture pour rejoindre sa destination, et rester plusieurs nuits au même endroit. Ces deux décisions pèsent davantage que tous les gestes quotidiens sur place réunis.

Quels labels regarder pour un hébergement ?

L'Écolabel européen, le plus exigeant, la Clef Verte, le plus répandu en France, et Esprit parc national dans les parcs. Accueil Vélo garantit de son côté des services adaptés aux itinérances cyclistes.

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Par La rédaction de Gueule d'Hexagone