- Durée conseillée
- 3 à 5 jours
- Longueur des gorges
- 53 km
- Profondeur
- jusqu'à 500 m
- Viaduc de Millau
- 343 m, plus haut du monde
- Meilleure période
- mai, juin, septembre
- Budget indicatif
- 60 à 120 euros par jour
Pourquoi venir
Les gorges du Tarn déroulent cinquante-trois kilomètres de méandres entre des falaises de cinq cents mètres, parcourues par une route en fond de canyon et par le Tarn lui-même, navigable en canoë.
Les Causses et les Cévennes sont classés au patrimoine mondial comme paysage culturel de l'agropastoralisme méditerranéen, une distinction rare qui porte sur un mode de vie.
L'Aven Armand, à vingt minutes, abrite une salle souterraine capable de contenir Notre-Dame de Paris et la plus haute stalagmite du monde connue.
Le viaduc de Millau, trois cent quarante-trois mètres, est le plus haut pont du monde et s'observe depuis plusieurs belvédères gratuits.
Se repérer
Le Tarn a creusé son canyon entre deux plateaux calcaires : le causse de Sauveterre au nord et le causse Méjean au sud. Les gorges courent sur cinquante-trois kilomètres, de Quézac à Le Rozier, avec une route étroite qui en suit le fond.
Sainte-Enimie, à peu près au tiers du parcours, est la base la plus commode : village classé, loueurs de canoë et commerces. La Malène et Saint-Chély-du-Tarn jalonnent la suite, accrochés à la paroi.
En haut, les causses forment des plateaux à 900 mètres, presque vides, où se trouvent l'Aven Armand et des fermes isolées. Au sud-ouest, à quarante kilomètres, Millau et son viaduc commandent l'entrée de la région.
Que voir et que faire
Les incontournables de Gorges du Tarn et causses, classés par nature d'intérêt, avec les informations pratiques qui changent réellement une visite.
- Incontournable Le canoë dans les gorges
La descente classique va de Sainte-Enimie à Saint-Chély ou à La Malène, en demi-journée ou journée, sans technique particulière, avec navette de retour.
À savoir : 25 à 45 euros, mai à septembre - Village Sainte-Enimie
Un village de calcaire accroché à la paroi, classé parmi les plus beaux de France, base la plus commode pour explorer les gorges.
À savoir : Stationnement payant en saison - Point de vue Le point sublime
Un belvédère à quatre cents mètres au-dessus du Tarn, qui embrasse le canyon et le cirque des Baumes. Accès par la route puis cinq minutes de marche.
À savoir : Accès libre - Insolite L'Aven Armand
Une salle souterraine de cent mètres de long, atteinte par un funiculaire, avec une forêt de quatre cents stalagmites dont la plus haute connue au monde.
À savoir : Environ 13 euros, fermé l'hiver - Architecture Le viaduc de Millau
Trois cent quarante-trois mètres au plus haut pylône, deux mille quatre cent soixante mètres de long. Plusieurs belvédères gratuits permettent de l'observer d'en bas.
À savoir : Péage pour le franchir - Nature Le Cirque de Navacelles
Un méandre abandonné de la Vis, creusé de trois cents mètres dans le causse, avec un hameau au fond. À une heure trente, classé Grand Site de France.
À savoir : Belvédères en accès libre
Une journée réussie, heure par heure
Un déroulé qui tient compte des horaires de fréquentation, de la lumière et des contraintes locales. À adapter, mais l'ordre compte autant que le contenu.
-
8 h 30, Sainte-Enimie
Le village de calcaire avant l'arrivée des visiteurs, ses ruelles en escalier et sa source.
-
9 h 30, descente en canoë
De Sainte-Enimie vers Saint-Chély ou La Malène, entre trois et cinq heures selon la section, avec navette de retour.
-
13 h, déjeuner en fond de gorges
Les auberges de La Malène ou de Saint-Chély, avec truite et aligot.
-
15 h, le point sublime
Quatre cents mètres au-dessus du Tarn, avec la vue sur le cirque des Baumes. Cinq minutes de marche depuis la route.
-
16 h 30, l'Aven Armand
La descente en funiculaire dans une salle de cent mètres et sa forêt de quatre cents stalagmites. Prévoir une veste.
-
19 h, le causse Méjean
Le plateau au couchant, presque vide, avec ses fermes isolées et, à la nuit, l'un des ciels les plus sombres de France.
Quand y aller
Meilleure période : De mai à juin et en septembre. En juillet et août, la route du fond des gorges se parcourt au pas et les villages saturent.
| Saison | Ce qui vous attend |
|---|---|
| Printemps | Le Tarn est haut, les causses verdissent et les villages sont vides. Excellente période pour marcher. |
| Été | Trente-cinq degrés sur les causses, mais le fond des gorges reste frais. Canoë en pleine saison, routes saturées. |
| Automne | Septembre est idéal : eau encore praticable, chaleur douce et villages rendus. Attention aux pluies cévenoles. |
| Hiver | Beaucoup d'adresses ferment et la route du fond peut être verglacée, mais les causses sous la neige sont spectaculaires. |
Pour aller plus loin, consultez nos guides quand partir en France saison par saison et mois par mois.
Combien de temps rester
Durée conseillée : Trois jours pour les gorges, cinq avec les causses, l'Aven Armand et le Cirque de Navacelles.
- Deux jours
La route du fond des gorges, Sainte-Enimie et une descente en canoë.
- Trois jours
Ajoutez le point sublime, l'Aven Armand et le causse Méjean.
- Cinq jours
Complétez par Millau, son viaduc, Roquefort et le Cirque de Navacelles.
Où dormir
- Au cœur des gorges Sainte-Enimie et La Malène
Hôtels et chambres d'hôtes en fond de canyon, au plus près du canoë. Complet en juillet et août, à réserver tôt.
- Calme Causse Méjean et Sauveterre
Fermes-auberges et gîtes sur les plateaux, dans un silence rare et sous un ciel très sombre la nuit.
- Pratique Millau
La ville principale, avec le plus grand choix d'hôtels, au pied du viaduc et à trente minutes des gorges.
- Budget Campings des gorges
Une dizaine d'établissements en bord de Tarn, souvent avec accès direct à l'eau, pour la moitié du prix d'un hôtel.
Où manger et quoi goûter
- Le roquefort
Affiné dans les caves naturelles de Roquefort-sur-Soulzon, à quarante minutes, où les fleurines assurent la ventilation. Les caves se visitent.
- L'aligot et la truffade
La cuisine des plateaux, à base de pomme de terre et de tome fraîche, servie en ferme-auberge et en buron.
- L'agneau des causses et le pélardon
Élevage extensif sur les parcours calcaires, et un petit fromage de chèvre AOP des Cévennes voisines.
Comment y aller et se déplacer
- Voiture
Indispensable. Compter une heure trente de Montpellier, deux de Clermont-Ferrand. La route du fond des gorges est étroite et lente.
- Train
Millau et Banassac-La Canourgue sont desservies, mais les gorges elles-mêmes ne le sont pas. Des navettes fonctionnent en été.
- Canoë
La meilleure manière de parcourir les gorges, sur une demi-journée ou une journée, avec navette de retour organisée par les loueurs.
- À pied
Le GR 6, le GR 60 et des sentiers de corniche parcourent les causses et les rebords du canyon, avec des dénivelés importants.
Quel budget prévoir
| Poste | Petit budget | Intermédiaire | Confort |
|---|---|---|---|
| Hébergement pour 2 | 50 à 80 euros | 90 à 140 euros | 190 euros et plus |
| Repas par personne | 14 à 19 euros | 25 à 36 euros | 55 euros et plus |
| Canoë | 25 euros la demi-journée | 40 euros la journée | 60 euros avec guide |
| Visites | 0 euro belvédères | 13 euros Aven Armand | 30 euros |
Ordres de grandeur constatés hors promotions, à ajuster selon la saison. Voir notre guide du budget voyage en France.
Ce qui ne coûte rien
Tout ne se paye pas, et les sites gratuits comptent souvent parmi les plus marquants.
La route du fond des gorges et tous ses belvédères.
Le point sublime et les corniches du causse Méjean.
Les villages de Sainte-Enimie, Saint-Chély et La Malène, hors stationnement.
Les baignades en bord de Tarn, hors périodes de crue.
Les belvédères sur le viaduc de Millau.
L'agenda de l'année
Les rendez-vous qui changent l'ambiance du lieu, en bien comme en affluence. Vérifiez les dates exactes, qui varient d'une année à l'autre.
| Période | Rendez-vous | Ce que cela change |
|---|---|---|
| Mai et juin | Tarn à bon niveau | L'eau est haute, les causses sont verts et les villages encore calmes. La meilleure période pour le canoë. |
| Juin | Transhumance | Les troupeaux montent sur les causses, une tradition agropastorale qui vaut à la région son classement au patrimoine mondial. |
| Juillet et août | Saturation | La route du fond se parcourt au pas, les villages sont pleins et les campings complets. Le canoë reste praticable tôt le matin. |
| Septembre | Arrière-saison | Chaleur douce, villages rendus et eau encore navigable. La meilleure fenêtre après le printemps. |
| Septembre à novembre | Épisodes cévenols | Des pluies de plusieurs centaines de millimètres peuvent gonfler le Tarn de plusieurs mètres en quelques heures. |
S'il pleut
Le vocabulaire du coin
- Causse
- Plateau calcaire aride et karstique, creusé de gouffres et d'avens. Les Grands Causses sont classés au patrimoine mondial.
- Aven
- Gouffre vertical ouvert à la surface d'un causse, donnant accès à un réseau souterrain. L'Aven Armand en est le plus spectaculaire.
- Fleurine
- Faille naturelle ventilant les caves de Roquefort, qui y maintient l'humidité et la température nécessaires à l'affinage.
- Agropastoralisme
- Système d'élevage extensif fondé sur la transhumance, qui a façonné les causses et justifie leur classement au patrimoine mondial.
Avec qui partir
- En couple
Un canoë le matin, un village de calcaire au couchant et une nuit sur le causse sous un ciel très sombre.
Notre guide en couple - En famille
Le canoë passe dès sept ans sur les sections calmes, et l'Aven Armand fascine tous les âges.
Notre guide en famille - Entre amis
Descente du Tarn sur deux jours, randonnée sur les causses et fermes-auberges le soir.
Notre guide entre amis - À petit budget
Belvédères, sentiers et baignades sont gratuits, et les campings de bord de Tarn restent bon marché.
Notre guide à petit budget - Seniors et voyage confortable
La route du fond permet de tout voir sans marcher, mais elle est étroite et exigeante à conduire en saison.
Notre guide seniors et voyage confortable
À voir dans les environs
- 40 km Millau et son viaduc
Le plus haut pont du monde et ses belvédères gratuits.
- 60 km Roquefort-sur-Soulzon
Les caves d'affinage du roquefort, visitables toute l'année.
- 90 km Cirque de Navacelles
Un méandre abandonné de trois cents mètres de profondeur, Grand Site de France.
- 160 km Rocamadour
La cité mariale suspendue et le gouffre de Padirac.
Hors des sentiers battus
La fréquentation se concentre sur la route du fond et dans les trois villages les plus connus. Il suffit pourtant de franchir un pont, de gravir un sentier ou de bifurquer dans la vallée voisine pour trouver des lieux nettement plus calmes, y compris en plein été.
- Castelbouc, le hameau au pied du château
À une dizaine de minutes en amont de Sainte-Enimie, ce hameau se serre au pied d'une falaise couronnée par les ruines d'un château médiéval. Un pont étroit franchit le Tarn pour y accéder, mais la vue d'ensemble se prend depuis la route du fond, sur l'autre rive. Une légende locale, assez leste, raconte que l'âme d'un seigneur du lieu s'en échappa sous la forme d'un bouc, que l'on verrait encore planer au-dessus des ruines.
Accès libre, hameau habité : respectez la tranquillité des riverains - L'ermitage de Sainte-Enimie
Au-dessus du village, un sentier en lacets grimpe jusqu'à une petite chapelle bâtie contre une grotte, où la princesse mérovingienne Enimie se serait retirée après avoir été guérie de la lèpre par l'eau de la source de Burle. La montée est raide mais courte, et la vue plonge sur le village et le méandre du Tarn, loin de l'affluence des ruelles.
Environ 1 h à 1 h 30 aller-retour, chaussures de marche conseillées - Hauterives, le hameau sans route
Entre Saint-Chély-du-Tarn et La Malène, quelques maisons de pierre occupent une terrasse de la rive gauche sans qu'aucune route n'y mène : on ne rejoint Hauterives qu'à pied ou par la rivière. Le hameau se découvre depuis la route du fond, sur la rive opposée, et mieux encore depuis le canoë, qui passe à ses pieds.
Visible depuis la route du fond, sans accès routier - La Jonte, ses vautours et le rocher de Capluc
Au Rozier, le Tarn reçoit la Jonte, dont le canyon, plus étroit, sépare le causse Méjean du causse Noir ; la route le remonte jusqu'à Meyrueis en une demi-heure environ. Ses falaises abritent les vautours fauves réintroduits au début des années 1980, aujourd'hui plusieurs centaines de couples, qui tournoient dès que la chaleur crée des ascendances. Au-dessus du hameau de Capluc, un sentier équipé de mains courantes et d'échelles mène au rocher du même nom, surmonté d'une croix, qui domine la confluence.
Accès libre, fin du sentier de Capluc déconseillée en cas de vertige - Le chaos de Nîmes-le-Vieux
Sur la partie orientale du causse Méjean, dans le Parc national des Cévennes, l'érosion de la dolomie a sculpté un labyrinthe de tours et de murailles rocheuses au milieu d'une steppe pâturée par les brebis. Des sentiers balisés partent des hameaux de L'Hom, de Gally et de Veygalier, pour une boucle de deux à trois heures. Bien moins fréquenté que le chaos de Montpellier-le-Vieux, sur le causse Noir, le site est en accès libre.
Une vingtaine de minutes de Meyrueis, très peu d'ombre et aucun point d'eau sur le parcours
Produits à rapporter des causses
Au-delà du roquefort, les plateaux produisent des fromages et des objets que l'on trouve rarement ailleurs. Les marchés de Millau, les fromagers de la ville et les fermes qui vendent en direct sont les meilleures adresses pour les acheter.
- Le bleu des Causses
Un fromage persillé au lait de vache, en AOP, affiné comme son voisin dans des caves naturelles creusées dans les éboulis calcaires. Plus doux que le roquefort, au lait de brebis, il se rapporte sans difficulté dans un sac isotherme.
- Le pérail
Un petit fromage de brebis rond et plat, à pâte souple, fabriqué à la ferme ou en petite laiterie sur le Larzac et les causses aveyronnais. Il se mange jeune, quand il garde le goût du lait frais.
- Les gants de Millau
Millau tanne et coud la peau d'agneau depuis des siècles, débouché naturel des troupeaux de brebis laitières de la région. Quelques ateliers perpétuent la ganterie, et le musée de Millau consacre une partie de ses collections à ce métier.
Les erreurs à éviter
Gorges du Tarn et causses : questions fréquentes
Peut-on descendre les gorges du Tarn en canoë ?
Oui, de mai à septembre, sans technique particulière sur les sections classiques. La descente de Sainte-Enimie à La Malène prend une demi-journée à une journée, avec navette de retour assurée par les loueurs, pour vingt-cinq à quarante-cinq euros.
Combien de temps pour visiter les gorges du Tarn ?
Trois jours : un pour la route du fond et les belvédères, un pour le canoë, un pour les causses et l'Aven Armand. Cinq jours permettent d'ajouter Millau, Roquefort et le Cirque de Navacelles.
Quand éviter les gorges du Tarn ?
En juillet et août, quand la route du fond se parcourt au pas et les villages saturent, et lors des épisodes cévenols d'automne, qui peuvent faire monter le Tarn de plusieurs mètres en quelques heures.
Faut-il une voiture dans les gorges ?
Oui en pratique. Millau et Banassac sont desservies par le train, mais les gorges, les causses et l'Aven Armand ne le sont pas, en dehors de navettes estivales limitées.
Faut-il réserver son canoë à l'avance dans les gorges du Tarn ?
En juillet et en août, oui, surtout pour un départ matinal ou une descente à la journée : réservez quelques jours avant. En mai, en juin et en septembre, un appel la veille suffit en général. En fin d'été, les basses eaux obligent parfois à descendre du canoë pour franchir les hauts-fonds : demandez au loueur quelle section reste la plus agréable.
Peut-on faire la route des gorges du Tarn à vélo ?
Oui, la route du fond suit la rivière et descend en pente douce vers Le Rozier, sans difficulté notable. Elle est cependant étroite, franchit plusieurs tunnels courts et supporte une circulation dense en juillet et en août : préférez le printemps ou septembre, partez tôt et équipez-vous d'un éclairage. Les montées vers les causses, elles, représentent environ quatre cents à cinq cents mètres de dénivelé en lacets.








